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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 00:58

En commençant mon blog ainsi, je vais à contre-courant de quelques idées reçues:
 
        "Paris l'été c'est désert" disent ceux qui travaillent tout l'été parce qu'ils ont été embauchés il y a trois mois, tandis que leurs copains encore étudiants sont partis explorer l'Argentine ou se la couler douce sur la plage d'Hendaye.

        "Paris l'été il fait trop chaud" disent ceux qui ne sortent qu'entre 12 et 16h, à l'encontre des préconisations du Dr Pelloux.

        "Paris l'été c'est comme en hiver: peuplé de gens désagréables, de voitures et de crottes de chiens, sauf qu'en plus il fait chaud" disent ceux qui hem... n'ont pas si faux, mais qui n'ont pas bien regardé dans le métro pour détecter les beaux touristes espagnols et suédois.

        "Paris l'été y a rien à y faire" disent ceux qui n'y sont jamais ou ceux qui n'ont pas encore découvert mon blog.


Beaucoup d'autres vont se demander: "Ah bon, mais pourquoi elle dit ca?". C'est avec ceux-là que je veux partager mes concerts en plein air, mes piques-niques sur les ponts aérés, mes balades dans les plus belles rues et avenues parisiennes!


Je sais aussi beaucoup passent aussi en ce moment l'été à Paris et aiment cela autant que moi. Ceux là, je les invite aussi à partager ici leurs beaux moments à Paris et leurs bons plans!
Par Elise - Publié dans : un-ete-a-paris
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Mardi 25 juillet 2006 2 25 /07 /Juil /2006 23:40
A la lumière obscure
Je te croise enfin 
Mon dieu que tu es belle 
Toi la seule toi l'ultime
Entre les hommes égalité
S'il te plait prends ma main 
Ne te fais plus attendre
Il est temps de s'étendre
De s'éteindre
Une dernière cigarette

Les guerriers de la route avaient pourtant prédit 
La mort ou la naissance 
Ca dépend du cœur
Au soleil qui s'incline 
Allez finissons en
Et laissons s'accomplir le firmament
Plongé dans l'infini dans le gouffre sacré
De Katagena 
Me noyer à jamais
Et puis quitter ce monde sans pudeur ni morale

Jveux qu'on baise sur ma tombe
Jveux qu'on baise sur ma tombe

Que la grâce s'accomplisse 
D'immortelle jouissance
Que les femmes s'unissent dans un parfait accord
Rien que pour un instant

L'éphémère devienne 
Eternité

J'aurais aimé t'aimer 
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Que c'est beau d'aimer
J'aurais aimé t'écrire 
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire 
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil 
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel 
Pour un futur plus beau
Mais c'est plus fort que moi
Tu vois je n'y peux rien
Ce monde n'est pas pour moi 
Ce monde n'est pas le mien

Au revoir mes amis
Au revoir mes frères
Au revoir mon pays
A nous deux la lumière
Au revoir Franckie
Au revoir les printemps
Au revoir pauvre monde
A nous deux satan
Au revoir mes amis
Au revoir mes frères
Au revoir mon pays
A nous deux la lumière 

Par Elise - Publié dans : un-ete-a-paris
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Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /Juil /2006 23:44
    Au programme de ce mardi soir, dîner avec Marie-Claire sur la passerelle piétonnière qui relie le Musée d'Orsay au Louvre. Vers 19h, la passerelle est encore en plein soleil mais la petite brise du soir qui se déploie sur la passerelle vient rafraîchir l'air.

L'accès se fait par le métro Solférino (ligne 12) ou par le bus Castor qui remplace le RER C sur la portion Invalides - Gare d'Austerlitz de la ligne. Ensuite il faut remonter la rue de Bellechasse qui débouche sur le quai.


La vue depuis la passerelle est large et aussi riche de quelque côté qu'on regarde:
vers l'Est, sous les nuages rosissants, le Musée d'Orsay, Notre-Dame de Paris et le Louvre.
vers l'Ouest, le Grand Palais dont le soleil couchant incendie le toit rénové, et au loin la Tour Eiffel.
A ma gauche, le vert des grands yeux de Marie-Claire rappelle celui des arbres du jardin des Tuileries derrière elle.




Les gens autour de nous sont des familles françaises ou étrangères venues profiter de la fraîcheur du soir pour dîner. C'est une population plus âgée et plus familiale que celle du Pont des Arts: ici les gens sont assis sur les bancs et surveillent de loin leurs chères têtes blondes et brunes qui courent sur toute la psserelle; au Pont des Arts la plupart sont des jeunes venus en gang qui terminent leurs bouteilles de vin ou de bières en caressant leur gros et beau chien noir.


Avec Marie-Claire nous parlons de Berlin et de Montréal, les autres villes où nous avons vécues chacune, nous faisons des projets d'avenir , envisageant de vivre à nouveau dans ces autres villes... Mais ce paysage me fait dire que le bonheur est là, devant nous, et dans nulle autre ville ailleurs. Cette vue m'attache définitivement à Paris.
Je voudrais connaître toute ma vie des soirées parisiennes douces et ensoleillées sur la passerelle du Musée d'Orsay.


NB: Pendant ce dîner, Marie-Claire me raconte la "rando-ciné" qu'elle a fait le matin même, en suivant le récit de Virgine Ledoyen, qui fait la voix de l'héroïne de l'histoire. Mais l'héroïne réelle du film n'est autre que l'auditeur - promoneur qui suit les indications de Viriginie et suit pas à pas ses indications: marcher Boulevard Saint-Germain, prendre un thé au Café de Flore, suivre l'inconnu qui passe et, à sa suite, se perdre dans le Quartier Latin, taper les codes d'entrée d'immeubles et pénétrer dans des cours..
Pour en savoir plus sur Paris Ciné Rando
http://www.evene.fr/culture/agenda/paris-cine-rando-5254.php
Par Elise - Publié dans : En passant...
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Jeudi 13 juillet 2006 4 13 /07 /Juil /2006 01:43
      20 heures devant l'église Saint-Germain-des-Prés, je contemple la terrasse animée des Deux Magots, la perspective sur la Rue de Rennes au bout de laquelle le regard suit la Tour Montparnasse vers le ciel.

     Je pense alors à Simone de Beauvoir, dont les Mémoires accompagnent tous mes trajets en métro depuis deux mois, et qui a longuement décrit son enfance rue de Rennes, ses études à la Sorbonne, ses retrouvailles avec Sartre et leurs amis dans les meilleurs cafés et boïtes (et oui!) du quartier.

Au coin de la place et du Boulevard Saint-Germain, devant l'église, un groupe de joyeux lurons bardés de saxos, trombones et tambours jouent des airs connus. Très sonnant et dynamique, on voit qu'ils se font plaisir. Sapés alter', pantalons larges de toutes les couleurs, débardeurs kakis ou noirs, cheveux très longs ou très courts, et manifestement heureux d'avoir leur petit quart d'heure de gloire. A grands renforts de cris et de sourires, ils essaient d'animer la soirée auprès des badauds qui comme moi s'attardent sur la place... De là à dire qu'ils mériteraient un poster à Saint-Michel...
Par Elise - Publié dans : En passant...
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Jeudi 13 juillet 2006 4 13 /07 /Juil /2006 00:15
        Certes les posters placardés sur les murs tout gris ou les panneaux de travaux sont souvent moches et décollés, mais ils sont une formidable mine d'idées de sorties. Et non, ce n'est pas de la réclame pour des concerts grunge ou des boîtes de nuit en mal de fréquentation...
Au contraire! Ce sont des invitations à aller écouter les plus beaux airs de classique dans des endroits pas si classiques que cela!

C'est l'un de ces posters aperçus place Saint-Michel  qui m'a attirée à l'église Saint-Germain-des-Prés le jeudi 13 juillet à 20h30, écouter quelques uns de mes pièces classiques préférées: le Canon de Pachelbel et les Quatre Saisons de Vivaldi. J'avoue ne pas avoir regardé qui allait se produire, ni devant le poster ni la veille lorsque j'ai réservé sur Internet via Billetreduc.


Je découvre donc sur place qu'ils s'agit des "Archets Baroques". Sous ce titre un peu gaguesque se cachent quatre violonistes, une basse, un violoncelle et une dame au clavecin:

Concertistes sur intruments d'époque.
Musique Baroque.
Vivaldi: Les quatre Saisons - Pachelbel Canon - Geminiani La Folia

L'une des violonistes est d'une élégance stupéfiante: bustier noir et jupe noire brillante avec un chignon impeccable, elle passe devant chaque musicien et l'aide à accorder son instrument en donnant la note, elle donne le rythme et marque les départs en inspirant fort. Je comprendrai pendant le concert que notre prof de reniflement est en même temps la soliste guest star du groupe.

Le concert a débuté sur mon morceau préféré: le Canon de Pachelbel.
Cet air m'a détendu dans les pires moments de stress de cette année, surtout quand ma copine Clémence m'a dit qu'elle dansait dessus dans sa chambre pendant ses moments de stress à elle!

Mais là, je n'ai même pas essayé d'imaginer les chorégraphies de Clémence car l'émotion m'a submergée d'emblée: ce Canon, lorsqu'il est joué lentement, dégage pour moi tellement d'émotion triste, c'est comme un cri qui se répond dans chaque instrument et dans chaque mouvement. Mais je sais que d''autres le verront très gai et auront envie de le faire jouer le jour de leur mariage...


La musique est aussi émouvante à entendre qu'elle est agréable à regarder jouer. L'accord qui règne entre les musiciens, la passion commune qui les lie au-delà des sexes, différences d'âge, origine, parcours personnels et professionnels, la beauté de leurs instruments et la leur, même et surtout s'ils sont vêtus sobrement de noir... Ce qui me touche, c'est l'harmonie qui se dégage de ces gens, dans tous les sens du terme...

Sur les Quatre Saisons de Vivaldi, la "violoniste - guest star" a montré tous ses talents de beauté, de virtuosité et d'animation. J'ai été subjuguée. Mon manque d'éducation musicale me rend incapable de juger de la performance réelle des musiciens. En tout cas à la fin le public a marqué son admiration par une standing ovation.

Il y a aussi eu un moment de rire, lorsqu'une gerbe de fleurs placée à côté du violoncelliste s'est effondrée lentement sur lui et qu'il a essayé vainement à deux reprises de la redresser de son coude tout en jouant, avant qu'un membre du public aille la redresser définitivement. Les musiciens et le public ont ri à l'unisson.


        Sortie de l'église après une heure de concert, sous le soleil couchant. Rentrée à pied à travers Saint-Germain et le cimetière du Montparnasse. L'air est doux, je porte une robe que j'adore et j'ai dans mon sac une nouvelle robe et un gilet bleu que j'irai essayer en arrivant chez moi. Demain soir théâtre à la Comédie Française, et je ne sais pas encore que j'irai aussi faire du bateau-mouche, mais le bonheur d'être à Paris, je le goûte déjà.


NB: les archets Baroques font une tournée dans toute la France cet été, ils seront notamment à Biarritz et Pau, et les places sont réservables sur Internet. Faites-vous plaisir, seul(e) ou accompagné(e)!
Par Elise - Publié dans : Mens sane ...
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